Orthographe & lecture

Le livre de tout ce qui se lit et s’écrit : lettres, voyelles, liaisons, particularités de la lecture Warsh suivie dans le parcours. Chaque entrée renvoie à la leçon où le point a été rencontré.

Orthographe & lecture

18 entrées. Les lettres, voyelles, liaisons et particularités Warsh rencontrées dans les leçons. Il grandit avec le parcours : chaque nouvelle leçon l'enrichit.

liaisons

Les particules se soudent
bi-, li-, wa- s'écrivent collées au mot suivant : pas d'espace, un seul bloc à lire.
بِسْمِ : bi + ism se lit « bismi » d'un souffle
leçon 1.1
L'alif de liaison (hamzat al-waṣl)
L'alif de l'article al- disparaît à la lecture quand un mot le précède : le son enchaîne sans coupure.
بِسْمِ اللَّهِ : « bismi Llâh », pas « bismi al-Lâh »
leçon 1.1
L'alif de l'impératif s'élide
L'alif qui porte la hamza de départ d'un impératif disparaît quand le mot s'enchaîne.
اهْدِنَا : ihdi-nâ : l'alif n'est là que pour commencer la récitation
leçon 1.7
Les pronoms soudés se lisent d'un tenant
-nâ, -him, -ta se soudent au verbe ou à la préposition : le bloc se récite sans coupure.
أَنْعَمْتَ عَلَيْهِمْ : « an'amta 'alayhim », trois blocs soudés
leçon 1.8
Waṣla et assimilation enchaînées
Après un mot, l'alif de l'article s'élide ; devant le n de nâs, le l s'assimile : deux liaisons cumulées lues d'un souffle.
بِرَبِّ ٱلنَّاسِ : « bi-rabbi n-nâs », sans coupure ni l prononcé
leçon 114.1
Hamza prononcée, alif élidé
La hamza d'ilâh s'entend toujours ; l'alif de l'article devant nâs s'élide après une voyelle : deux débuts, deux comportements.
إِلَـٰهِ ٱلنَّاسِ : « ilâhi n-nâs », le i initial sonne, l'alif de l'article disparaît
leçon 114.2
Le wasl court dans la chaîne
Après sharri, l'alif de l'article s'élide deux fois de suite : la chaîne se lit d'un souffle.
شَرِّ ٱلْوَسْوَاسِ ٱلْخَنَّاسِ : « sharri l-waswâsi l-khannâs », sans coupure
leçon 114.3

lettres

Lettres solaires et lunaires
Le l de al- s'assimile devant les lettres solaires (r, s, ṣ, d, t, n…) et se prononce devant les lunaires.
الرَّحْمٰن vs الْحَمْد : « ar-Raḥmân » assimilé, « al-ḥamd » prononcé
leçon 1.2
La shadda : la lettre doublée
La shadda ّ double la consonne : on l'appuie, elle porte du sens.
اللَّهِ رَبِّ الدِّينِ : Al-lâh, rab-bi, ad-dîn : trois géminations
leçon 1.4
La hamza pleine de iyyâka
La hamza de iyyâka n'est pas de liaison : le mot s'attaque d'un coup de glotte, en pleine forme.
إِيَّاكَ : « iyyâka », le coup de glotte ouvre le mot
leçon 1.6
L'alif dressé note l'â long
Le petit alif superscrit ـٰ marque l'â long là où l'orthographe n'écrit pas l'alif plein.
إِلَـٰهِ : « ilâhi », comme مَـٰلِك et رَّحْمَـٰن
leçon 114.2
L'article plein devant les lunaires
Devant w et kh (lettres lunaires), le l de al- se prononce ; devant n (lettre solaire), il s'assimile.
ٱلْوَسْوَاسِ ٱلْخَنَّاسِ : « al-waswâs, al-khannâs » prononcés, contre « an-nâs » assimilé
leçon 114.3

voyelles

L'alif long fait le sens
La longueur vocalique change le mot : une voyelle longue se tient deux temps, pas un détail d'écriture.
مَالِك vs مَلِك : mâlik « le Maître » ≠ malik « le Roi »
leçon 1.5
Le sukûn : la consonne nue
Le sukûn ْ marque une lettre sans voyelle : la consonne se lit sèche, sans appui vocalique.
نَعْبُدُ : na-'budu : l'ayn porte un sukûn
leçon 1.6
La voyelle finale fait la grammaire
La dernière voyelle du mot dit sa fonction : -u sujet ou verbe, -a objet, -i après préposition ou annexion.
الْحَمْدُ / الصِّرَاطَ / اللَّهِ : u, a, i : trois fonctions, trois voyelles
leçon 1.9
La consonne finale nue
Un mot peut finir sur sukûn : la consonne se lit sèche, sans voyelle, le mot s'arrête net.
قُلْ : « qul », le lâm final porte le sukûn
leçon 114.1

Warsh

La lecture Warsh : malik
Warsh lit le verset 4 malik « le Roi » là où Ḥafṣ lit mâlik « le Maître » : même rasm, deux vocalisations reçues.
مَلِكِ يَوْمِ الدِّينِ : « maliki yawmi d-dîn » à l'écoute al-Jazaery
leçon 1.5

prononciation

Le ḍâd, la lettre de l'arabe
Le ض se prononce avec le côté de la langue contre les molaires supérieures : la lettre que les autres langues n'ont pas.
الضَّالِّينَ : aḍ-ḍâllîn : le ḍ emphatique ouvre le mot
leçon 1.9