5.3bLe pèlerinage (hajj)

Ifrâd, tamattu' et qirân : les trois formes du hajj

Volet 7 sur 12 · Le pèlerinage (hajj)

Sommaire

Ton agence te propose « formule tamattu’ » ou « formule ifrâd » et tu ne sais pas ce que ça change. Trois montages existent pour lier ’umra et hajj sur un même voyage, et chez les malikites ils ne se valent pas. Voici les trois, lequel l’école préfère, et surtout lequel te coûte un sacrifice.

Les trois façons d’habiller son intention

Le hajj et la ’umra peuvent voyager ensemble de trois manières, qui se jouent au moment de l’iḥrâm, la même décision d’intention qu’en 5.1b, mais en version double.

L’ifrâd (الإفراد, l’isolement) : tu te sacralises pour le hajj seul. La ’umra, si tu la veux, vient après, dans les jours du hajj ou plus tard. Les deux rites ne se touchent pas sous le même iḥrâm.

Le tamattu’ (التمتع, la jouissance) : tu te sacralises pour la ’umra pendant les mois du hajj (Shawwâl, Dhû-l-qa’da, Dhû-l-ḥijja, ouverts dès le coucher du dernier jour de Ramaḍân), tu la finis, tu te relâches, tu vis normalement à La Mecque, puis tu te resacralises pour le hajj la même année, sans être rentré chez toi entre-temps. La Risâla le définit d’un souffle : « أن يحرم بعمرة ثم يحل منها في أشهر الحج ثم يحج من عامه قبل الرجوع إلى أفقه » (an yuḥrima bi-’umratin thumma yaḥilla minhâ fî ash’huri-l-ḥajji thumma yaḥujja min ’âmihi qabla r-rujû’i ilâ ufuqihi, « se sacraliser pour une ’umra, s’en relâcher dans les mois du hajj, puis faire le hajj la même année avant de rejoindre son horizon »). Littéralement, tu as « profité » : deux rites, un seul voyage, et du temps libre entre les deux.

Deux garde-fous. Si tu rentres au pays entre les deux, ou à distance équivalente, le tamattu’ est rompu. Et surtout, la ’umra doit toucher aux mois du hajj : une ‘umra entièrement finie en Ramaḍân, suivie d’un hajj en Dhû-l-ḥijja la même année, ne fait pas de toi un muṭamatti’. « فليس بمتمتع » (fa-laysa bi-mutamatti’), tranche la Risâla.

Le qirân (القران, le rassemblement) : les deux rites sous un seul iḥrâm. Deux formes possibles : tu vises hajj et ’umra ensemble dès le départ, en commençant par la ’umra dans l’intention, ou tu te sacralises pour la ’umra puis, avant les deux rak’â de son tawaf, tu y introduis le hajj. La Risâla : « وإذا أردف الحج على العمرة قبل أن يطوف ويركع فهو قارن » (wa-idhâ ardafa-l-ḥajja ’alâ-l-’umrati qabla an yaṭûfa wa-yarka’a fa-huwa qârin, « qui fait monter le hajj sur la ’umra avant d’avoir fait les circuits et les rak’â est un qârin »). Après les rak’â, c’est trop tard : l’ajout ne prend plus.

L’ajout ne marche que dans un sens. Introduire une ’umra sur un iḥrâm de hajj est caduc : « ولغا عمرة عليه » (wa-laghâ ’umratun ’alayhi, « une ’umra greffée sur lui est vaine », matn). Al-Jazîrî donne l’image : « لأن الضعيف لا يرتدف على القوي » (li-anna-ḍ-ḍa’îfa lâ yartadifu ’alâ-l-qawiyy, « le faible ne se fait pas porter par le fort ») : le hajj est le fort, la ’umra le faible, et le faible ne monte pas en croupe du fort.

Un seul corps de rites

La fusion du qârin se traduit par une simplification : les deux rites se partagent la même œuvre. « والقارن يلزمه عمل واحد للحج والعمرة… فيكفيه طواف واحد وسعي واحد وحلق واحد » (wa-l-qârinu yalzamuhu ’amalun wâḥidun li-l-ḥajji wa-l-’umrati… fa-yakfîhi ṭawâfun wâḥidun wa-sa’yun wâḥidun wa-ḥalqun wâḥid, al-Jazîrî) : un seul tawaf, un seul sa’y, une seule rasade pour les deux. Pas de ’umra complète puis de hajj complet : le hajj absorbe tout.

Le hadith le confirme, cité par al-Jazîrî :

« مَنْ أَحْرَمَ بِالْحَجِّ وَالْعُمْرَةِ أَجْزَأَهُ طَوَافٌ وَاحِدٌ وَسَعْيٌ وَاحِدٌ عَنْهُمَا » man aḥrama bi-l-ḥajji wa-l-’umrati ajza’ahu ṭawâfun wâḥidun wa-sa’yun wâḥidun ’anhumâ « Qui se sacralise pour le hajj et la ’umra, un seul tawaf et un seul sa’y lui suffisent pour les deux. » (rapporté par at-Tirmidhî, cité par al-Jazîrî)

Lequel l’école préfère

Le matn tranche : « وندب : إفراد ثم قران » (wa-nudiba : ifrâdun thumma qirân), et al-Jazîrî complète : « وأفضل أوجه الإحرام الإفراد، ثم القران، ثم التمتع » (wa-afḍalu awjhi-l-iḥrâmi-l-ifrâdu thumma-l-qirânu thumma-t-tamattu’). Chez les malikites : le hajj isolé d’abord, puis le rassemblement, puis l’enchaînement relâché.

Lecture honnête : les autres écoles classent différemment. Chaféites et hanafites mettent le tamattu’ avant le qirân ; les hanbalites renversent le classement : « وأفضلها التمتع ثم الإفراد ثم القران » (wa-afḍaluhâ-t-tamattu’u thumma-l-ifrâdu thumma-l-qirân, le tamattu’ d’abord). Si les guides de pèlerinage francophones te chantent le tamattu’ comme « le meilleur », ce n’est pas une erreur : c’est une autre école qui parle.

Qui doit le hady

Le tamattu’ et le qirân ont un prix : une bête à offrir, le hady (الهدي, ce qu’on conduit à la Maison). Le verset l’établit :

« فَمَن تَمَتَّعَ بِالْعُمْرَةِ إِلَى الْحَجِّ فَمَا اسْتَيْسَرَ مِنَ الْهَدْيِ ۚ فَمَن لَّمْ يَجِدْ فَصِيَامُ ثَلَاثَةِ أَيَّامٍ فِي الْحَجِّ وَسَبْعَةٍ إِذَا رَجَعْتُمْ ۗ تِلْكَ عَشَرَةٌ كَامِلَةٌ ۗ ذَٰلِكَ لِمَن لَّمْ يَكُنْ أَهْلُهُ حَاضِرِي الْمَسْجِدِ الْحَرَامِ » fa-man tamatta’a bi-l-’umrati ilâ-l-ḥajji fa-mâ-staysara mina-l-hadyi fa-man lam yajid fa-ṣiyâmu thalâthati ayyâmin fî-l-ḥajji wa-sab’atin idhâ raja’tum tilka ’asharatun kâmilah dhâlika li-man lam yakun ahluhu ḥâḍirî-l-masjidi-l-ḥarâm « Qui profite de la ’umra jusqu’au hajj : ce qui lui est facile en sacrifice. Qui n’en trouve pas : jeûne de trois jours pendant le hajj et de sept à votre retour, dix au complet, pour celui dont les siens n’habitent pas auprès de la Mosquée sacrée. » (Coran 2:196, traduction du sens de Hamidullah)

Deux conditions cumulées : être muṭamatti’ ou qârin, et ne pas résider à La Mecque ni dans ce qui a son statut. Le matn donne Dhû Ṭuwâ pour mesure ; al-Jazîrî, là où le voyageur ne raccourcit plus la prière. « وليس على أهل مكة هدي في تمتع ولا قران » (wa-laysa ’alâ ahli Makkata hadyun fî tamattu’in wa-lâ qirân, Risâla). La logique, chez al-Jazîrî : le non résident a « profité » en économisant un des deux voyages (إسقاط أحد السفرين, isqâṭa aḥadi-s-safarayn) ; le mecquois n’a rien économisé, il était déjà là.

Le dam (دم, la bête de compensation) devient dû à l’iḥrâm du hajj (« ودم التمتع يجب بإحرام الحج », wa-damu-t-tamattu’i yajibu bi-iḥrâmi-l-ḥajj), et il peut être réglé avant. Le matn en consigne la dure conséquence : si le muṭamatti’ meurt après le jet de ’Aqaba, le hady se paie sur son capital (« وَإِنْ مَاتَ مُتَمَتِّعٌ فَالْهَدْيُ مِنْ رَأْسِ مَالِهِ إن رمى العقبة », wa-in mâta mutamatti’un fa-l-hadyu min ra’si mâlihi in ramâ-l-’Aqabah) : l’obligation a pris corps dans son patrimoine.

Le hady en pratique

La bête : l’ordre est décroissant, chameau puis vache puis menu bétail (الشاة, ash-shâh, qui suffit). Âge et défauts : « كالضحية » (ka-ḍ-ḍaḥîyah, comme la bête de l’aḍḥâ), la même qu’au sacrifice de l’îd. Une règle distinctive, « ولا يشترك في هدي » (wa-lâ yashtariku fî hady) : pas de partage d’un hady à plusieurs, là où l’on partage une aḍḥâ à sept.

Le lieu : « يذبحه أو ينحره بمنى إن أوقفه بعرفة وإن لم يوقفه بعرفة فلينحر بمكة بالمروة » (yadhbaḥuhu aw yanḥaruhu bi-Minâ in awqafahu bi-’Arafata wa-in lam yûqifhu bi-’Arafata fa-l-yanḥur bi-Makkata bi-l-Marwah, Risâla) : à Minâ si la bête a stationné à ’Arafa (par le pèlerin ou par mandataire) ; sinon à La Mecque, de préférence al-Marwa, après l’avoir amenée du ḥill. Pour la ’umra seule, toujours à La Mecque après le sa’y.

Le temps : les trois jours du Nahr, le jour de l’îd et ses deux suivants, de préférence après le jet de ’Aqaba.

Le cas du ṣarûra (صَرُورَة, celui qui n’a encore jamais fait le hajj) : le muṭamatti’ ṣarûra raccourcit seulement après sa ’umra, gardant son cha’th (le désordre des cheveux de l’iḥrâm) pour la vraie rasade du hajj, puis reprend iḥrâm depuis La Mecque pour le hajj : « إذا طاف وسعى وقصر أحرم من مكة بفريضة وكان متمتعا… وإنما يستحب له التقصير في هذا استبقاء للشعث في الحج » (idhâ ṭâfa wa-sa’â wa-qaṣṣara uḥrima min Makkata bi-farîḍatin wa-kâna mutamatti’an… wa-innamâ yustaḥabbu lahu-t-taqṣîru fî hâdhâ stibqâ’an li-sh-sha’thi fî-l-ḥajj, Risâla).

Qui n’a pas la bête

Le verset l’a prévu : jeûne de trois jours pendant le hajj et de sept au retour, dix au complet. La Risâla fixe les fenêtres : « فصيام ثلاثة أيام في الحج يعني من وقت يحرم إلى يوم عرفة فإن فاته ذلك صام أيام منى وسبعة إذا رجع » (fa-ṣiyâmu thalâthati ayyâmin fî-l-ḥajji ya’nî min waqti yuḥrimu ilâ yawmi ‘Arafata fa-in fâtahu dhâlika ṣâma ayyâma Minâ wa-sab’atan idhâ raja’). Les trois entre l’iḥrâm et ’Arafa, ou les jours de Minâ s’il les manque ; les sept après le retour réel, pas pendant les rites.

Dernier cas, l’empêchement : si un obstacle (ennemi, blocage) te fait relâcher l’iḥrâm après le tamattu’ ou le qirân, « فلا دم عليه » (fa-lâ dama ’alayh) : pas de dam pour celui qui se relâche sous la contrainte.

Et ensuite

Tu sais désormais choisir ton montage, et qui paie une bête pour son confort. Reste le registre des accidents : les erreurs, les oublis, la fidya qui les répare. C’est le cours 5.4, dans la rubrique le pèlerinage du cours de fiqh.

Vérifiez votre compréhension

Question 1 sur 8 Un pèlerin se sacralise pour le hajj seul, puis fait sa 'umra après. Quel mode a-t-il choisi ?
Le tamattu'

Le tamattu' commence par la 'umra, pas par le hajj : 'umra en mois de hajj, relâche, puis hajj la même année. Ici le hajj vient d'abord.

Le qirân

Le qirân met les deux rites sous un seul iḥrâm ou ajoute le hajj à une 'umra en cours. Ici les deux sont séparés dans le temps.

L'ifrâd

L'ifrâd (الإفراد, l'isolement) : le hajj seul sous l'iḥrâm, la 'umra venant après s'il la veut. C'est le mode que l'école malikite préfère.

Question 2 sur 8 Le muṭamatti' fait sa 'umra, se relâche, puis refait iḥrâm pour le hajj. Quelle condition temporelle rend ce montage valide ?
La 'umra doit toucher aux mois du hajj et le hajj se faire la même année

La Risâla : « ثم يحل منها في أشهر الحج ثم يحج من عامه » (*thumma yaḥillu minhâ fî ash'huri-l-ḥajji thumma yaḥujju min 'âmihi*) : relâche dans les mois du hajj, hajj la même année, sans rentrer au pays entre les deux.

Il suffit que les deux rites tombent la même année, peu importe les mois

Non : une 'umra entièrement finie avant les mois du hajj, suivie d'un hajj la même année, n'est pas un tamattu' (« فليس بمتمتع », *fa-laysa bi-mutamatti'*). Le chevauchement des mois est la condition.

Le hajj doit se faire l'année suivante

C'est l'inverse : « قبل الرجوع إلى أفقه » (*qabla r-rujû'i ilâ ufuqihi*, avant de rejoindre son horizon) et « من عامه » (*min 'âmihi*, de sa même année). Différer le hajj à l'année prochaine casse le montage.

Question 3 sur 8 Une 'umra achevée en Ramaḍân, puis un hajj en Dhû-l-ḥijja la même année : c'est un tamattu' ?
Oui, puisque les deux rites tombent la même année

La même année ne suffit pas : il faut que la 'umra touche aux mois du hajj. Ramaḍân finit avant Shawwâl, premier mois du hajj.

Non : la 'umra était finie avant les mois du hajj

« ومن حل من عمرته قبل أشهر الحج ثم حج من عامه فليس بمتمتع » (*wa-man ḥalla min 'umratihi qabla ash'huri-l-ḥajji thumma ḥajja min 'âmihi fa-laysa bi-mutamatti'*) : qui se relâche de sa 'umra avant les mois du hajj puis fait le hajj la même année n'est pas un muṭamatti'. Pas de hady pour lui.

Oui, mais sans obligation de sacrifice

Le hady suit le statut de muṭamatti' ; or il ne l'est pas ici, la 'umra n'ayant accompli aucune de ses œuvres dans les mois du hajj.

Question 4 sur 8 Combien de tawaf et de sa'y le qârin accomplit-il ?
Un seul tawaf et un seul sa'y pour les deux rites

« والقارن يلزمه عمل واحد للحج والعمرة… فيكفيه طواف واحد وسعي واحد وحلق واحد » (*wa-l-qârinu yalzamuhu 'amalun wâḥidun li-l-ḥajji wa-l-'umrati… fa-yakfîhi ṭawâfun wâḥidun wa-sa'yun wâḥidun wa-ḥalqun wâḥid*, al-Jazîrî) : une seule œuvre du hajj pour les deux : un tawaf, un sa'y, une rasade.

Un tawaf et un sa'y par rite, soit deux de chaque

C'est ce que fait le muṭamatti' (sa 'umra est complète, puis celle du hajj), pas le qârin dont les deux rites sont fusionnés sous un seul iḥrâm.

Deux tawaf mais un seul sa'y

La règle malikite compte un seul de chaque : les deux rites partagent l'œuvre du hajj entièrement.

Question 5 sur 8 Quel est l'ordre de préférence des trois modes chez les malikites ?
Tamattu' puis ifrâd puis qirân

C'est l'ordre des hanbalites, exactement inversé du nôtre. Attention aux guides qui le donnent comme général : il est scolaire, pas unanime.

Ifrâd puis tamattu' puis qirân

Le tamattu' passe avant le qirân chez les chaféites, pas chez les malikites.

Ifrâd puis qirân puis tamattu'

« وندب : إفراد ثم قران » (matn) et « وأفضل أوجه الإحرام الإفراد، ثم القران، ثم التمتع » (al-Jazîrî) : le hajj isolé, puis le rassemblement, puis l'enchaînement relâché.

Question 6 sur 8 Qui doit le hady (sacrifice de compensation) ?
Le muṭamatti' ou le qârin non résident

« فمن قرن أو تمتع من غير أهل مكة فعليه هدي » (*fa-man qâran aw tamatta'a min ghayri ahli Makkata fa-'alayhi hady*) : le non mecquois qui cumule les deux rites sur un voyage doit une bête, ou les dix jours de jeûne.

Le mecquois qui fait un tamattu'

« وليس على أهل مكة هدي في تمتع ولا قران » (*wa-laysa 'alâ ahli Makkata hadyun fî tamattu'in wa-lâ qirân*, Risâla) : le résident de La Mecque ou de ce qui a son statut ne doit rien : il n'a pas « profité » d'un voyage économisé.

Tout pèlerin du hajj, quel que soit le mode

Le hady n'est dû que par les deux modes qui profitent du double rite en un voyage : tamattu' et qirân. L'ifrâd n'en doit pas.

Question 7 sur 8 Où le hady se sacrifie-t-il ?
Toujours à Minâ, où que soit la bête

Minâ est la règle du hajj quand la bête a stationné à 'Arafa. Sinon, le lieu bascule sur La Mecque.

À Minâ si la bête a stationné à 'Arafa, sinon à La Mecque (al-Marwa de préférence)

« يذبحه أو ينحره بمنى إن أوقفه بعرفة وإن لم يوقفه بعرفة فلينحر بمكة بالمروة » (*yadhbaḥuhu aw yanḥaruhu bi-Minâ in awqafahu bi-'Arafata wa-in lam yûqifhu bi-'Arafata fa-l-yanḥur bi-Makkata bi-l-Marwah*, Risâla) : Minâ si elle a été présentée à 'Arafa (par lui ou un mandataire), sinon La Mecque, al-Marwa de préférence, après l'avoir fait entrer du ḥill.

N'importe où, tant qu'elle est égorgée les jours du Nahr

Le lieu est règle, pas option : les trois jours du Nahr comptent, et le choix entre Minâ et La Mecque dépend du passage de la bête à 'Arafa.

Question 8 sur 8 Le muṭamatti' n'a pas les moyens d'offrir une bête. Que fait-il ?
Dix jours de jeûne d'un coup avant le départ

Le verset ordonne trois jours pendant le hajj puis sept au retour ; et chez les malikites les trois se jeûnent entre l'iḥrâm et 'Arafa (ou les jours de Minâ s'il les manque), les sept seulement après les œuvres.

Trois jours de jeûne pendant le hajj et sept au retour

« فصيام ثلاثة أيام في الحج… وسبعة إذا رجع » (*fa-ṣiyâmu thalâthati ayyâmin fî-l-ḥajji… wa-sab'atan idhâ raja'*, Risâla), calqué sur 2:196 : trois jours pendant le hajj (de l'iḥrâm au jour de 'Arafa, sinon les jours de Minâ), sept au retour après les œuvres. Dix au total.

Il est dispensé : le sacrifice n'est que recommandé

Le hady est dû (الهدي, obligation de compensation) ; le jeûne est son remplacement pour qui ne trouve pas la bête, pas un choix libre.