Assister à une séance de dhikr en France
Les séances de méditation et de dhikr proposées par la voie Qadiriya Boutchichiya sont ouvertes à tous, sans prérequis ni engagement. Elles se tiennent chaque semaine ou chaque mois selon les villes, le soir en semaine, dans des lieux loués par les associations locales. Voici ce à quoi s’attendre, et comment venir.
Comment se déroule une séance
Une séance dure en général entre une heure et une heure et demie. Elle commence par un temps de méditation guidée : on s’assoit, on ferme les yeux si l’on veut, et l’animateur propose des orientations simples pour rassembler l’attention. Vient ensuite le dhikr proprement dit : la répétition en groupe de formules tirées du Coran, dont la profession de foi « La ilaha illa Allah ». Les invocations sont en arabe ; personne n’est tenu de les prononcer, et leur traduction est lue ou commentée à un moment de la séance. Selon les villes, la séance inclut aussi des chants spirituels (qasâ’id) avec lecture de leur traduction française.
La séance se termine le plus souvent par un temps convivial autour d’une collation, où l’on peut poser des questions aux habitués. C’est le bon moment pour demander comment la voie fonctionne localement, qui anime, et quelles sont les prochaines dates.
Qui peut venir
Tout le monde. Les séances ne demandent ni pratique religieuse préalable, ni connaissance de l’arabe, ni inscription dans la plupart des villes. Les participants vont du chercheur spirituel de longue date au curieux de passage. Il est tout à fait possible de venir une fois pour écouter, sans être relancé ensuite.
La participation financière est modeste : quelques euros pour couvrir la location de la salle, participation libre dans plusieurs villes. Aucune séance n’est un produit commercial.
Dans quelles villes
- Paris : Forum 104, rue de Vaugirard, le vendredi soir à 20 h ; inscription demandée.
- Lyon : Les Arches, rue Bossuet ; 10 €, tarif réduit 7 €.
- Marseille : séances régulières, dates sur le calendrier.
- Montpellier : Villa Lise, route de Mende.
- Nice et Antibes : séances sur la Côte d’Azur.
- Avignon : séances mensuelles, participation libre.
- Yvelines : Versailles, rue du Général Leclerc.
Les dates exactes et les éventuelles retraites ou rencontres particulières sont publiées sur le calendrier. Le détail des contacts figure sur la page de chaque ville.
Avant de venir
Il suffit de vérifier l’horaire sur le calendrier ou la page de la ville : les dates peuvent bouger, et certaines villes alternent séance de dhikr et autre format (enseignement, lecture). À Paris, l’inscription est demandée via la page Paris. Ailleurs, on peut généralement venir directement, ou écrire un mot au contact local la veille.
Pas de tenue particulière exigée : les salles sont des lieux loués, pas des mosquées. Chaussures retirées ou non selon le lieu ; le point d’accueil local l’indique. Arriver cinq minutes avant le début suffit.
Ce qu’une séance n’est pas
Une séance n’est ni un cours, ni un concert, ni une thérapie de groupe. C’est une pratique : ceux qui viennent la première fois ne sont pas attendus pour « faire » quoi que ce soit, mais pour goûter une atmosphère de recueillement partagé. Le soufisme se décrit volontiers comme une saveur qu’on ne peut connaître qu’en y goûtant : la séance est précisément le lieu où ce goût s’éprouve, avant toute question de vocabulaire ou d’engagement.
Ceux qui souhaitent comprendre à quoi s’engage celui qui va plus loin trouveront la réponse dans notre page Trouver un maître soufi en France et dans l’article sur l’état de disciple.
